Déclaration CPN 25/02/2026

25.02.2026

Le SLFP-CHEMINOTS souhaite, dans le cadre des discussions en cours concernant les négociations d’une nouvelle convention collective de travail pour les membres du personnel contractuels, adopter une position claire et de principe.


Les négociations actuelles s’inscrivent dans une évolution plus large au sein de l’entreprise, caractérisée par l’extension progressive de l’emploi contractuel et la réduction ou la suppression du cadre statutaire, ce qui est susceptible d’avoir un impact fondamental sur l’avenir du personnel ferroviaire.
Le SLFP-cheminots  tient à déclarer explicitement qu’il n’est pas favorable à la suppression ou à l’érosion du système statutaire. Le statut constitue un pilier essentiel de nos chemins de fer et offre des garanties importantes en matière de sécurité juridique, d’indépendance, de stabilité et de continuité du service public. Ces garanties sont essentielles non seulement pour les membres du personnel, mais également pour la qualité et la fiabilité du service ferroviaire en tant que service public.


Cette position de principe n’empêche toutefois pas le SLFP-cheminots d’assumer ses responsabilités dans le cadre du dialogue social. Le fait que nous ayons des préoccupations fondamentales quant à l’avenir du cadre statutaire ne peut faire obstacle aux négociations relatives à une nouvelle convention collective de travail pour le personnel contractuel.
Au contraire, nous considérons qu’il est de notre devoir de participer activement à ces négociations, afin d’obtenir des conditions de travail correctes, équilibrées et équitables. Nous soulignons également que ces négociations ne peuvent se limiter uniquement au personnel contractuel, mais doivent être menées dans une approche plus large et intégrée, tenant compte à la fois du personnel contractuel et du personnel statutaire.


Dans ce cadre, le SLFP-cheminots souhaite mettre explicitement sur la table des négociations les propositions et priorités suivantes :
• l’octroi d’une prime de fin d’année complète ;
• l’introduction d’un deuxième pilier de pension ;
• l’introduction d’une indemnité kilométrique pour les déplacements en voiture ;
• l’octroi d’une indemnité vélo complète pour les déplacements domicile-travail, incluant l’intégralité de la distance parcourue ;
• une augmentation des chèques-repas pour l’ensemble du personnel ;
• l’élaboration de mesures de fin de carrière adaptées et réalistes pour le personnel roulant.


Ces propositions ne constituent pas des revendications exceptionnelles ou excessives. Elles représentent des étapes nécessaires pour garantir l’attractivité, la viabilité et la pérennité du métier. Elles contribuent à la justice sociale, à l’égalité de traitement et au renforcement global de la politique du personnel.
Le SLFP-cheminots tient également à souligner que sa participation à ces négociations ne constitue en aucun cas une approbation implicite d’un démantèlement progressif du système statutaire. Notre présence à la table des négociations s’inscrit exclusivement dans notre mission de défense des intérêts de l’ensemble du personnel ferroviaire et dans notre volonté de garantir des solutions durables et équilibrées.
Nous attendons que les discussions au sein du Comité Paritaire National se déroulent dans un esprit de respect mutuel, de transparence et de sérieux, en tenant compte des conséquences à long terme des décisions qui seront prises.


Projet pilote avec matraque à la NS confirme la nécessité d’une meilleure protection du personnel de sécurité


Le SLFP-cheminots prend connaissance du projet pilote lancé auprès de la compagnie ferroviaire néerlandaise , dans le cadre duquel 75 agents de sécurité (boa’s) suivent une formation à l’utilisation d’une matraque. À partir de fin avril, ces agents, actifs au sein du département Securité & Service notamment à Rotterdam, La Haye, Zwolle et Den Bosch, seront effectivement équipés de ce moyen de défense pendant leur service.
Ce projet pilote fait suite à une augmentation claire des agressions et des incidents dans et autour des trains. L’expérience se déroulera sur une période d’un an et vise à évaluer en profondeur l’impact de la matraque sur la sécurité et la protection du personnel.


Le SLFP-cheminots souligne qu’en Belgique également, les agents de sécurité sont quotidiennement confrontés à des agressions, des menaces et des violences. Garantir un environnement de travail sûr pour ces membres du personnel est une priorité absolue. Les agents chargés d’assurer la sécurité des voyageurs doivent pouvoir compter sur des moyens adéquats, proportionnés et efficaces pour se protéger lorsque la situation l’exige.
Le projet pilote mené à la NS démontre que nos pays voisins prennent des mesures concrètes pour mieux protéger leur personnel de sécurité.

 Le SLFP-cheminots demande dès lors qu’un projet pilote similaire soit également lancé en Belgique, afin d’évaluer quels moyens supplémentaires sont nécessaires pour garantir la sécurité du personnel.


La sécurité du personnel ne peut jamais être remise en question. 

Un chemin de fer sûr commence par des agents qui peuvent accomplir leur mission en toute sécurité, avec professionnalisme et confiance.